Syndrome de l’imposteur

Crise de la quarantaine, crise du Covid19 ou bien ma récente crise d’angoisse dans mon travail à frôler le Burnout…

je ne sais pas laquelle des 3 m’a fait prendre le plus conscience que je me perdais sur un chemin qui ne me correspondait pas, qui ne me correspondait plus…

Le chemin du bonheur semblant (comme le dit dans son livre Ludovic Salenne, que je vous recommande d’ailleurs, ce n’est pas le livre de l’année mais il aide à se poser les bonnes questions)

Pour faire simple, depuis plusieurs mois je me suis remis à dessiner, plus régulièrement.
Une activité que je ne faisais plus depuis un bon moment .

c’est en regardant mon site actuel, et en revenant sur mon précédent blog que j’ai pris conscience d’un fait qui m’a donné le vertige.
J’ai remarqué qu’à plusieurs reprise déjà j’avais eu la motivation, la foi en ce que je faisais… et puis… et puis … un trou . tout à l’arrêt pendant des mois voire des années.

je m’amusais souvent à dire que c’était de la procrastination ou bien tout simplement du manque de temps : bah oui difficile de concilier un travail à plein temps et l’envie de faire des dessins… après tout cette dernière occupation n’est qu’un simple « passe-temps », ce ne sera jamais un « vrai » travail.

j’y ai réfléchis, une mis en abime nécessaire et salutaire pour moi car elle m’a permis aussi de réfléchir à mon travail actuel également.
Finalement je crois que je prenais peur, peur de prendre trop de plaisir dans ce que je faisais, trop de temps aussi, de m’éloigner de mon chemin habituel et de me perdre sur une route inconnue.

Le problème c’est que sur cette route de l’illustration, au bout de plusieurs pas , je ne me sentais jamais vraiment à ma place . pour moi ce que je faisais n’était jamais parfait, toujours à me comparer à de meilleurs dessinateurs, pas le droit à l’erreur.

et puis qui étais je pour revendiquer même sur le net où tout est possible le statut de dessinateur, d’illustrateur ou de dessinateur de bd.
Mes seuls cours de dessin pendant mon cursus scolaire étaient ceux du collège.
Certes j’ai continuer à apprendre seul (vidéo, livre) ou bien en prenant des cours par correspondance …. mais je n’ai jamais réussi à me sentir légitime. Qui étais-je face à des personnes ayant étudié à Emile Cohl, aux gobelins, ou simplement suivi des cours d’art plastique…
De là nait le découragement, l’arrêt et la reprise de la vie routinière.

jusqu’à ce qu’on oublie ou que l’on reprenne confiance en soit et qu’on se remette à dessiner, cycle sans fin

Mais force est de constater que ces dernier temps, la motivation pour retourner au travail n’y est pas, n’est plus.

Comme je le disais plus tôt dans ce long monologue, ma récente crise d’angoisse a également mis en exergue que le syndrome de l’imposteur ne s’appliquait pas forcément que dans le dessin … mais aussi dans la vie de tous les jours.
La pression constante, en faire toujours plus pour de moins en moins de reconnaissance, jamais assez et surtout jamais assez bien !
On en vient a déprécier ce que l’on fait, au point qu’un soir en rentrant du travail, un mail, un mot de trop et ça déborde.

le mal être est là et difficile à faire partir.

Je tiens cependant à préciser que ce n’est pas je n’aime pas mon boulot actuel, ou que j’ai l’impression d’en avoir fait le tour loin de là

Après cette remise en question, j’ai juste juste l’impression de ne pas être à ma place … d’avoir pris quelque part le mauvais chemin .

Celui du bonheur semblant, celui qui m’apporte un confort dans l’habitude dans ce que je sais faire sans forcer mais sans prendre de plaisir non plus.
Et puis tant de stress pour quoi au final? Que m’apporte réellement mon travail actuel ? les questions sont là.

Une route finalement que j’ai entamé parce que j’ai toujours entendu dire que le dessin n’est pas un vrai métier, que l’on ne peut pas en vivre… « fait un vrai métier et garde l’art comme un passe-temps.. »

Finalement ces rengaines entendu depuis tout petit, on ne s’en rend pas compte mais nous font mal et nous limite .

Elle nous bloque dans notre processus d’épanouissement et finalement vient renforcer à pas de velours au fur et à mesure des années les 3 syndromes particulièrement destructeurs :

  • le syndrome du super héros
  • le syndrome du bon élève
  • et enfin le syndrome de l’imposteur

j’ai évolué jusqu’à mes 40ans avec ses 3 poids

quoi qu’on fasse on porte un masque jusqu’à ce qu’on ne puisse plus le porter.

jusqu’à ce qu’on ne veuille plus être quelqu’un d’autre.

je sais que le chemin est long surtout si je veux suivre celui qui me correspond, il y a un peu de km à faire pour revenir sur la bonne voie et cela ne se fera pas du jour au lendemain.

Mais je crois que mon choix est fait et je veux garder le cap.

En tout cas, je vous remercie si vous avez réussi à tenir jusque là 😉

je ne voulais pas vous saouler avec mes états d’âmes, juste partager mon ressenti de ces derniers jours.

Portez-vous bien et prenez soin de vous !

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